Intégration sans compromis

par Bruno Cardinal



« Puissance du son » et « discrétion » ne sont pas des concepts faciles à concilier dans un contexte domestique. En effet, dans la mesure où la puissance est l’apanage des enceintes acoustiques de grand format, comment peut-on avoir l’un sans sacrifier l’autre? Nous avons eu l’occasion de nous attarder à cette problématique lors de la conception de cette salle de cinéma située au sous-sol d’une somptueuse résidence de Boisbriand. Avec la précieuse collaboration d’une designer, nous avons élaboré cet espace pour accueillir confortablement les cinq membres de la famille.



Pour diminuer l’impact visuel que présentent les grosses enceintes acoustiques et les caissons de sons graves (de marque B&W), nous les avons dissimulés dans deux cabinets localisés de part et d’autre de l’écran. Quant au haut-parleur central, il est encastré dans une retombée conçue à cet effet (notez l’angle des surfaces orientées vers la position d’écoute pour optimiser la dispersion sonore). Les enceintes d’effet latéral ont été teintes en beige pour se marier à la couleur du mur de pierre. Les appareils sources et le récepteur audio-vidéo ont été installés à une hauteur confortable dans le meuble de rangement à l’arrière des canapés.

Pour la vidéo, nous avons retenu les services d’un duo qui est devenu un véritable classique de nos installations depuis quelques années (et qui constitue probablement le meilleur rapport qualité/prix sur le marché en ce moment), soit un écran de projection Stewart Filmscreen (rétractable de 100 po) et un projecteur vidéo de haute résolution Panasonic (série PTAE).

En matière d’acoustique (mon dada!), notre intervention se devait d’être discrète dans ce projet, puisque le client désirait un environnement d’apparence « salon » plutôt que « cinéma ». Pour minimiser la réverbération et assurer le confort acoustique des spectateurs, nous avons employé une astuce simple et efficace : l’utilisation de matières mixtes pour la finition des surfaces (bois et tapis, pour le plancher; pierres, bois et tapisserie, pour les murs; gypse, bois et panneaux acoustiques, pour le plafond).

L’utilisation du système s’avère très facile grâce à la fantastique télécommande RTI « T4 » (affectueusement surnommée « King Kong » par notre programmeur). La scénarisation de l’éclairage a été confiée à un module GRAFIK Eye de Lutron.

À l’étage, nous avons conçu un meuble « flottant » pour intégrer divers appareils (téléviseur 52 po de Sony, système LS-321 Bose, Illico et Wii) et dissimuler des espaces de rangement pour les DVD, DC, jeux vidéo, manettes, etc.

Nous avons également équipé plusieurs pièces de cette maison d’un système de sonorisation ELAN avec panneaux de contrôle tactiles. La totale, quoi !